Extrait d’un intéressant article de Maurice Ngueppe, Secrétaire exécutif de la JAC (Jeunesse Africaine du Canada), publié par Mwinda et Africatime.
Les mots “français(es)” ou “France” peuvent être remplacés par “européen(nes)” ou “Europe” dans la plupart des cas.
Les femmes françaises et les enfants adoptés : On n’a jamais suffisamment critiqué l’action de ces Français qui, au lieu de lutter auprès de leurs gouvernements pour changer le destin de l’Afrique francophone, se contentent des solutions rafistolées en adoptant les enfants de ces pays appauvris. Lorsque ces femmes et ces hommes, nombreux qu’ils étaient dans cet aéroport parisien à attendre les 103 enfants tchadiens, privilégient les plaisirs de la vie et la profession au détriment de la maternité, ils ne rendent pas justice à l’humanité, car par leurs actes, ils soutiennent la chasse aux enfants dans les pays appauvris au nom de la satisfaction d’un certain rêve; ils font mal aux femmes d’autres pays qui ont connu les douleurs d’enfantement, au nom d’un certain droit à l’adoption. Déjà, par leur attente organisée à l’aéroport parisien, ils ont légitimé la complicité du gouvernement français et on se demande si cette complicité n’est pas liée à la politique de l’immigration choisie.
L’immigration choisie et l’esclavage post-moderne : Si l’esclavage du 15ème au 20ème siècle consistait à vider l’Afrique des hommes et des femmes adultes pour des besoins pratique de main d’œuvre, il se trouve qu’une telle pratique aujourd’hui est presque impossible en raison de la mondialisation et de l’augmentation du niveau d’intellectualité des peuples. Dans les démocraties occidentales, on recourt depuis un certain temps à la politique d’immigration qui consiste à attirer les intellectuels. Or, en Amérique du nord par exemple, les études ont démontré qu’il faudrait au moins deux cents ans à une population immigrante pour se sédentariser au point d’adopter les mœurs locales. Du coup, les candidats à l’immigration ayant des enfants sont les plus sollicités et les mieux traités. Ils jouissent des avantages sociaux énormes et les administrateurs ne manquent d’affirmer que l’avenir de la nation repose non sur eux, mais sur leurs enfants.
(…)
La nouvelle génération des hommes d’États africains ne sera pas faite d’enfants de cœur. Elle sera constituée des jeunes nés après les indépendances, des jeunes qui n’ont pas connu le fouet colonial et la subordination aux ordres du « maître » blanc. Ce sera donc une génération différente de celle de Paul Biya, de Omar Bongo, de Sassou Nguesso, d’Eyadema, etc. Pour le prolongement de sa politique postcoloniale, la France ne saura certainement pas faire avec elle. Il faudra d’autres stratégies, il lui faudra des enfants qui n’auront pas connus leurs parents géniteurs, des enfants qui n’auront connu de pères et de mères que les «Blancs» et les «Blanches» de France et qui, ayant subit « la bonne éducation », pourront, d’une part, mieux intégrer les valeurs de la France pour ne pas avoir à mettre les banlieues à feu, et, d’autre part, rentrer gouverner le pays africain pour lequel, arbitrairement ou non, il aura, depuis le bas âge, reçu la nationalité. Il pourra alors gouverner un pays comme le Tchad en ne rendant de compte qu’à Paris, ou encore un grand pays comme le Congo-Belge, qui regorge tant de richesses et où trône le Non-Congolais Kabila.




5 responses so far ↓
1 Gedeon // Nov 6, 2007 at 5:11
Ce point de vue me paraît quelque peu tortueux. L’adoption des petits africains, est avant tout une question de mode. Comme le furent avant eux, d’autres ethnies fort prisées à l’époque.
Rien n’est plus ridicule qu’un couple de Blancs, si fiers de présenter … “notre fils” à leurs amis.
Comme on leur présenterait la nouvelle voiture fraîchement livrée…
2 perceval // Nov 6, 2007 at 12:55
Cette analyse est très pertinente . En suivant la logique de cette idée, je propose à ce féru de nationalisme de faire un appel à tous ses congénères pour les voir rejoindre leur patrie d’origine . Au moins, avec le bagage qu’ils ont accumulé chez nous, ils pourront faire bouger les choses dans le sens préconisé . Mais je doute fort que les chouchoutés de l’assistance sociale belge entendent cet appel . En effet, chez eux, ils faut TRAVAILLER et çà, c’est une autre paire de manches .
3 pierrelermite // Nov 6, 2007 at 3:11
Les rappeler dans leur patrie d’origine? Oui, ce serait une bonne chose… mais comme ils ne sont tout de même pas si cons, ils se soucieront de ne récupérer que les élites et nous laisseront la racaille, qui n’a d’ailleurs aucune raison de vouloir quitter un eldorado où elle est à la fois assistée et protégée par des lois imbéciles ou par les renégats du chancre.
4 Gedeon // Nov 6, 2007 at 8:38
Peu de médias rappellent que les gusses de cette assoce, officiaient par le mensonge.
Ils mentaient aux parents dont ils extorquaient les enfants. Aux enfants eux-mêmes et bien entendu à ceux qui se les appropriaient, comme une vulgaire marchandise. Monde de fous !
5 pb44 // Nov 7, 2007 at 4:55
Propos tortueux et contradictoires d’un noir anti-blanc qui a quand même choisi de profiter de la société blanche…
Ce type de personnage est de plus en plus courant chez nous…
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