(IRIB Commentaire, 14 mar 07) Le gotha du Sionisme international a paradé à New-York! La parade annuelle de l’AIPAC, Comité des affaires publiques américano-israéliennes, a fourni, cette année encore l’occasion d’exposer, aux yeux de la planète terre, l’interminable lune de miel qui est celle que partage l’Amérique avec le régime sioniste.
En qualité d’hôte de marque, le vice-Président Cheney y a chanté l’idylle américano-israélienne, sans doute, l’une des plus vibrantes de tout son mandat, en tant qu’éminence grise de Bush: “L’Amérique, a t-il lancé, sous un tonnerre d’applaudissements, ne lachera jamais son meilleur ami et allié au Moyen Orient, fut-ce au prix de prolonger sa présence irakienne.” Ce discours aux accents épiques n’a pas tardé d’être relayé par celui de la Secrétaire [d'État] Rice, qui a souligné, comme à son habitude, l’incontournable rôle que joue le partenariat Tel-Aviv-Washington dans la naissance de ce qu’elle a eu le toupet démesuré de qualifier de “monde libre”.
Selon cette lecture, si l’Irak agonise, sous les bottes des occupants, si l’Afghanistan tend à connaître un sort identique, si l’Iran est sous la menace et si le Liban s’asphyxie politiquement, c’est parce qu’il y a là le passage obligé vers un monde meilleur, dont les bâtisseurs seraient Israël et l’Amérique. On se rappelle fort bien ce sanglant été 2006, lorsque même la Secrétaire s’est élevée contre le tollé d’indignation internationale, suscité, par le massacre des civils libanais. A l’époque, elle avait comparé les irréparables séquelles de l’offensive sioniste à des douleurs nécessaires et inévitables pour accoucher d’un Liban démocratique.
Mais l’ennui, dans cette lecture américaine du mot “Démocratie”, c’est qu’elle souffre de profondes contradictions. Comment convaincre, en effet, les Palestiniens, les Irakiens, les Libanais, les Iraniens et les Afghans, pour ne citer qu’eux, de la justesse, de l’utilité et de l’efficacité d’une “Démocratie” à l’américaine, alors que cette démocratie est, à chaque instant, conditionnée par les impératifs des intérêts, à long et à moyen terme, d’Israël ? Peut-on vendre une liberté qui n’en porte que le nom ?




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