AMIBe
AMIBe: « C’est le malheur du temps que les fous guident les aveugles » (Shakespeare, Le Roi Lear)
e-deo
Le portail de ré-information

À propos des pensions

October 26th, 2007 · Commenter (4 Commentaires)

Email This Post Print This Post

(Perceval) En 1980, Karel Van den Bossche, chercheur au Centrum voor Sociaal Beleid de l’université d’Anvers, déclarait que la Belgique comptait 12% de pauvres parmi ses pensionnés alors qu’ailleurs on atteignait allègrement les 30%. Aujourd’hui, parmi les autres Etats membres de l’U.E., les taux sont inférieurs à 10%.

Si la sécurité sociale constitue une protection fonamentale contre la pauvreté, il n’en demeure pas moins, note le Comité d’étude sur le vieillissement, que les personnes âgées sont plus que les autres confrontées au risque de pauvreté : 20% des plus de 65 ans sont en dessous du seuil de pauvreté ; contre 12% pour les 16- 64 ans.
En cause, l’absence de la liaison automatique des pensions à l’évolution des salaires qui a érodé au fil du temps le pouvoir d’achat des pensionnés.

Certes, un mécanisme de liaison des allocations sociales au bien-être a été mis en place. Les pensions ont commencé à bénéficier d’un léger rattrapage mais insuffisant pour couvrir l’inflation galopante. En effet, le système de l’index tel que prôné par les sociaux chrétiens [requalifiés "humanistes"] - Melchior Wathelet entre autres - ne permet pas d’adapter aussi bien les salaires que les pensions au coût de la vie. Pour exemple, les produits pétroliers sont exclus de l’index.

Bien plus, ce régime de pension risque de subir des conséquences dramatiques pour ceux et celles qui en bénéficieront. En effet, de plus en plus, on parle de travail à temps partiel. Cette idée, née de l’esprit du grand patronnat capitaliste, a permis non seulement d’éviter les contrats d’emploi à durée indéterminées mais aussi de dégager les entreprises des lourdeurs financières en matière de cotisations au fonds des pension. Des sociétés anonymes et souvent extra nationales se chargent de recruter la main d’oeuvre à bon marché et protéger les patrons contre des “poids morts”. Cette nouvelle forme d’esclavagisme remet en cause de fond en comble les acquis de la sécurité sociale.

Soulignons que ces manoeuvres sacandaleuses ont pu voir le jour grâce aux différents acteurs politiques : socialistes(en tête), sociaux chrétiens et libéraux. En un mot ces gens ont permis de mettre à mal ce que nos pères et nos mères ont mis tant d’années à acquérir : le bien-être social et la garantie d’une vieillesse satisfaisante.
On ne peut que vomir ces pratiques tout en les dénonçant et surtout en faisant savoir à tout le monde que demain, ils crèveront par la faute de ces politicards “qui leur veulent du bien ”.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading ... Loading ...
Share/Save/Bookmark



Tags: Tribune Libre

4 responses so far ↓

  • 1 pb44 // Oct 26, 2007 at 12:03

    Sans la préférence nationale et avec les portes d’entrée en Belgique (et en Europe) grandes ouvertes, il est clair qu’à moyen terme tout notre système de protection sociale va voler en éclats.
    Mais je me trompe, ce sont les allogènes qui vont prendre le relais pour assurer nos vieux jours… Les technocrates européens en sont convaincus ;-)

  • 2 pierrelermite // Oct 26, 2007 at 1:51

    Heureusement, comme dit Gedeon, que les immigrés vont remettre tout ça d’allure… quand ils auront commencé à bosser!
    En attendant, c’est pas ce genre de nouvelle qui redressera notre démographie en chute libre (je parle des enfants autochtones bien sûr).
    Quand on lit ça, y a de quoi s’inquiéter drôlement pour l’avenir des gosses à naître… et même de ceux qui le sont déjà

  • 3 Gedeon // Oct 26, 2007 at 3:34

    Parlons-en de la dénatalité. On a bourré le crâne des gens, que b**ser sans capote, pouvait les infecter. Ca fait autant de coups tirés qui ne déboucnet plus sur des grossesses accidentelles.

    En outre, on a soigneusement prévu tout une série de médications, qui empêchent la fécondation, voire même, la fécondité.

    Dans l’esprit de certaines féministes hard, la grossesse est d’ailleurs chose dégradante. Non, mais !

    Et tous ces “mecs”, à la libido gravement altérée par la téloche. Leurs seuls rapports, suggérés par le film X qu’ils se projettent étant d’ordre bucco-génitaux. Pas évident d’engrosser dans ces conditions.

    Il faut également déplorer ces hordes de pédés, qui n’ “ensemencent” que le [... c'était vraiment trop sale :-)] de leur petit ami très provisoire. Pas besoin de contraception. Et guère d’espoir de descendance.
    Idem pour les brouteuses de mimis.

    Il reste quelques couples normaux, qui ne seraient pas à priori contre la procréation. Mais qui redoutent de mettre au monde, un mignon petit bébé, loudement endetté dès sa naissance, grâce à la gestion économique de nos ordures politiques, qui mènent grand train.

    Sans compter que l’Enseignement obligatoire, sauce Arena, en fera certainement un trisomique potentiel, à terme. Ou un pédé malgré lui.
    [...]
    Comment ne pas comprendre les réticences procréatrices de ces braves gens, encore sensés ?

  • 4 Gedeon // Oct 26, 2007 at 4:49

    Dommage, les seconds crochets. Parce que là, je soulevais sans gros mot, une inquiétude réelle, des couples candidats à la procréation.

Leave a Comment