La Wallonie, très résistante face à une Flandre pro nazie ? Il faut pour le moins nuancer ! Flore Plisnier, une jeune historienne francophone tord le cou au mythe.
Lors des commémorations du 50e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les autorités régionales wallonnes avaient souligné non sans quelque assaut lyrique l’engagement des Wallons dans la lutte contre le nazisme. Force est de constater que le mythe est ébranlé après la sortie d’une étude scientifique “pointue” d’une jeune historienne, Flore Plisnier, qui avait déjà consacré son mémoire de licence à l’ULB au rexisme à Charleroi. En fait, le Centre Guerre et sociétés contemporaines lui a demandé dans la foulée de faire un tour d’horizon aussi complet que possible de la collaboration armée francophone et le fruit de ses recherches, notamment sur la base des archives de l’Auditorat militaire, va à contre-courant de la “légende dorée” des Wallons hyperrésistants face à une Flandre fascistoïde et prête à s’offrir au Reich pour un plat de lentilles autonomistes.




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1 perceval // Feb 29, 2008 at 6:33
Tout ne semble pas avoir été dit dans cet ouvrage . En effet, il faut savoir que les curés, sous injonction pontificale, clamaient haut et fort ce slogan : “Rome ou Moscou” . Beaucoup de jeunes catholiques , notament parmi les J.O.C. , entendirent ces discours et s’enrolèrent dans la Légion Wallonie . Une fois la guerre terminée, pour ceux qui eurent la chance de revenir au pays après la défaite de Russie, ils furent enfermés dans des conditions inhumaines dans nos prisons .
Parmi les collaborateurs, combien furent exécutés à la caserne Trezignies de Charleroi alors que la peine de mort était abolie ?
Quant à la résistance, celle-ci ne vit le jour qu’à partir de 1942, juste après l’invasion de l’URSS par les troupes du Reich . Celle-ci, à ce moment, était composée exclusivement de communistes . Fin 1943, beaucoup eurent “une révélation” et profitèrent du brassard de l’A.S. pour organiser des razzias sur les campagnes et dépouiller les fermiers déja rançonnés pour les fournitures obligatoires (lait, beurre, viande, etc. ) à l’autorité civile belge. En 1944, presque tous se revendiquèrent de la résistance .
Après la guerre; au sein de l’armée, on vit des “lieutenants” qui n’avaient même pas connaissance de l’école militaire se retrouver en poste dans telle ou telle caserne . Il en fut de même pour des “adjudants” et autres sous-officiers auto-proclamés .
Pour ce qui est de la collaboaration, j’invite quiconque à la chance de se le procurer de relire le livre de mon défut- ami Jacques Delaunauy : Belgique collabo 40-44 . Pour qui l’ignorerait, Jacques Delaunay fut officier de liaison en 1940 entre la France et la Belgique . Il fut un des rédacteurs du faux Soir . Selon ses dires, jusqu’en 1942, on comptait seulement 1200 vrais résistants en Belgique .
Faites le compte pour ce qui est de nos autres compatriotes en n’oubliant pas que notre Roi Leopold III avait signé l’armistice en 1940 .
Parmi les vrais collabos, épinglons le directeur de la Sûreté et le général de gendarmerie qui avaient élaboré la liste des juifs vivant en Belgique et organisé la rafle du Sport Paleis à Anvers . Ces gens et tous leurs sbires et indics ne furent jamais inquiétés après la guerre .
Parlons aussi des entreprises belges qui ont travaillé pour le Reich . Quelle peine ont encouru leurs patrons ?
Alors, si beaucoup n’on pas suivi le”beau Leon” leur silence a permis à l’envahisseur de faire comme bon lui semblait . Comment peut-on appeler çà sinon collabaration ?
2 pb44 // Mar 3, 2008 at 6:50
Pour la “bonne cause” wallingante, aucune inquiétude, l’Histoire Officielle en Belgique francophone maintiendra le mythe wallon..
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