Anne Morelli, historienne chargée de cours à l’Université Libre de Bruxelles, vient de publier “Principes élémentaires de propagande de guerre, utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède”. Une intéressante interview de l’auteur est présentée sur le site de la “Ligue Anti Impérialiste” et Altermedia ne peut qu’encourager le lecteur à y faire un détour.
Madame Morelli surprend. Jusqu’ici, elle avait plutôt cultivé l’antiracisme qui est une preuve absolue de correction politique. Une sorte de passage obligé que Jean Cornil, sénateur “pS” coopté, avait bien négocié. Ce ne sera pas le cas de notre historienne qui doute de la sincérité des médias et de l’Histoire du temps présent qu’est l’actualité. Ses observations montrent qu’elle doute même de l’Histoire officielle. Péché capital s’il en est !
Anne Morelli rejoint la pensée de certains intellectuels de l’”ultra gauche” européenne, c’est très courageux mais quelque peu suicidaire et contradictoire. Lorsqu’elle affirme, par exemple, “Le doute n’a jamais fait de mal à personne” ou “Le doute doit servir à se construire un autre point de vue“, elle oublie ces faits historiques devenus dogmatiques par la grâce de lois féroces qui excluent le doute, précisément, dès lors considéré comme une hérésie. Ce sont d’ailleurs des officines comme le MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), dont elle fut la Vice-présidente, qui se font les relais de ces lois.
L’avenir nous montrera les limites de la prise de conscience de Madame Morelli. (Altermedia)




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