Un quotidien du groupe Sud Presse, nous apprend que l’ancien avocat général : Marc de la Brassine, condamné en 2001, à deux ans de prison et, de ce fait en voie de révocation, continue de percevoir un traitement de 2.400 € par mois. Et ce, pour ne rien faire puisque le psychiatre l’assure : cette affaire a profondément perturbé son client.
Rétroactes. Les ennuis commencent en 1996, pour de la Brassine. Accusé de fraude fiscale, escroquerie, pédophilie et même de meurtre, il comparaîtra finalement pour des broutilles.
En réalité, cet ex-haut magistrat, ne verra retenir contre lui que des charges infiniment plus anodines, telles que: utilisation de main d’œuvre au noir, port de faux nom et d’arme non déclarée. Le verdict tombe et il écope de deux ans de prison. Avec sursis, faut-il le préciser… Même si en 1997, il est brièvement incarcéré durant quinze jours.
Cette année-là, le ministre de la justice; Marc Verwilghen entame une procédure de révocation à l’encontre du magistrat. Mais le Conseil d’État, casse cette décision ministérielle. Et depuis, les choses sont en l’état.
L’avocat du condamné explique les raisons de la décision de la plus haute juridiction. Selon lui, le ministre aurait conduit ce dossier de manière partiale et pour tout dire… inhumaine. Des recours ont donc été introduits, car de la Brassine, se dit victime d’un règlement de comptes entre magistrats. (Quoi ? Des gens si intègres ??? ). De sorte que le dossier reste pendant, à la décision définitive que rendra le Conseil d’État.
Et c’est à l’actuelle ministre de la justice, qu’il incombe d’examiner cette affaire. Avec la précieuse collaboration de son confrère (de parti): le ministre Flahaut. Que vient faire là-dedans, le ministre de la Défense ? Il vient apporter un semblant de crédibilité à cette mascarade. Car l’avocat de de la Brassine, n’est autre que Marc Uyttendaele ; le mari de la ministre de la justice. Et les mauvaises langues, auraient tôt fait d’y voir des coïncidences pour le moins désarmantes…
En tout cas, si le Conseil d’État réforme son premier jugement, M. de la Brassine pourrait légitimement reprendre du service. C’était bien la peine de faire tout ce cirque et de « traumatiser » à ce point un serviteur zélé de la nation, qui un jour, a malencontreusement trébuché. Et qui pour cela, touche 2.400 € par mois, obérant ainsi davantage, une institution, dont les dysfonctionnements, sont hypocritement justifiés par le… manque de pognon.



