(AFP, 28 jun 07 16h23) La Cour suprême américaine a estimé jeudi que les écoles publiques ne pouvaient pas utiliser la discrimination positive pour garantir la mixité raciale des établissements.
Cette décision, approuvée par cinq voix contre quatre, s’applique même quand la race n’est qu’un élément parmi d’autres, selon la Cour suprême.
La plus haute instance judiciaire américaine avait été saisie par des parents qui contestaient les règlements régulant les inscriptions dans les lycées de Seattle (Etat de Washington, nord-ouest) et dans les écoles primaires de Louisville (Kentucky, centre-est), deux villes où Blancs et minorités ne vivent pas dans les mêmes quartiers.
A Seattle, entre 1999 et 2001, la race a été le critère qui a empêché 300 adolescents - 200 Blancs et 100 Noirs, Hispaniques ou Asiatiques - d’aller dans le lycée de leur choix, qui avait plus de candidats que de places. A Louisville, un petit garçon n’a pas pu aller à la maternelle la plus proche de chez lui, où il restait des places, parce qu’il y avait déjà trop de Blancs.
Pour les parents d’élèves, soutenus par le gouvernement, ces mesures décidées par des conseils locaux d’éducation étaient tout aussi discriminatoires que la politique de ségrégation interdite par la Cour suprême en 1954 dans sa décision “Brown contre Conseil d’éducation”.
Lors d’une audience le 4 décembre, plusieurs juges progressistes avaient insisté sur l’intérêt supérieur que représentait la lutte contre la ségrégation.




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