L’adultère sera prochainement passible d’une peine de prison en Turquie, pays musulman, mais au régime laïque, dans le cadre d’une vaste réforme du code pénal.
Selon le projet de réforme, qui doit être débattu à partir du 14 septembre au parlement, le délit d’adultère sera réintroduit dans le code pénal avec une peine de prison –pour les deux sexes– dont la durée doit encore être définie par les députés. La Cour constitutionnelle turque avait aboli en 1996 des dispositions du code portant sur l’adultère, estimant qu’elles n’étaient pas conformes à l’égalité des sexes. Effectivement, une femme qui trompait son mari était passible de six mois à trois ans de prison, même s’il s’agissait d’un épisode unique, alors que, pour punir un homme, il fallait prouver que l’adultère était un “fait continu” et “connu de tous”, en l’occurrence qu’il avait une maîtresse. Dans ce cas, il pouvait lui aussi se voir infliger, en principe, une peine de six mois à trois ans de prison.
(GFR- Belga, 31/08/2004 14:22)



