Dimitri, Slava et leurs amis ont entre 10 et 18 ans. «Garde à vous !», «Fixe !», «Gauche !», «Droite !», «Marche !» Ils ont déjà appris à se tenir en rang, à traverser des marais sans noyer leur kalachnikov, à monter et à démonter leur mitraillette, et, bien sûr, à tirer. «Nous faisons de ces jeunes des citoyens normaux, nous les détournons des tentations perverses de la rue, nous en faisons de meilleurs citoyens, plus purs, plus moraux», explique Guennadi Korotaev, commandant de Cascade, un centre militaro-sportif basé à Joukovski, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Moscou. Cette année, Cascade dit accueillir pas moins de 183 de ces bébés soldats qui, cinq jours par semaine, après l’école, de 18 à 21 heures, s’entraînent à la guerre.
Encouragée par le président Vladimir Poutine en personne, qui a fait adopter en 2001 un «programme d’éducation» prévoyant des mesures de «promotion du patriotisme», la formation paramilitaire des jeunes Russes est en plein renouveau.



