(Iran Focus, 28 jan 06) – L’Iran a accusé les Etats-Unis et la Grande Bretagne samedi d’être responsable du crash de deux avions militaires en décembre et en janvier qui ont coûté la vie à plusieurs hauts commandants du corps d’élite des gardiens de la révolution (CGR).
Le quotidien d’information officiel citait le ministre de l’Intérieur Mostafa Pour-Mohammadi disant que ces crashs étaient probablement le résultat d’interférences électroniques effectuées par des agents secrets ennemis.
« Etant donné toutes les informations que nous avons obtenues, nous pouvons dire que les agents des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d’Israël cherchent à déstabiliser l’Iran à travers un plan bien défini », a dit Pour-Mohammadi.
« Nous savions que nos ennemis avaient lancé de nouveaux efforts pour créer de l’insécurité dans le pays », a dit le chi’ite radical, ancien numéro 2 du ministère des renseignement et de sécurité.
« Nos ennemis ont ciblé notre nation et ceux qui ont la charge de maintenir la sécurité du pays », a t’il dit, ajoutant que leurs « plans démoniaques » étaient voués à l’échec et qu’ils ne leur apporteraient rien, sauf de la misère. »
Le 9 janvier, une douzaine de hauts commandants du CGR sont morts dans un crash d’avion au nord-ouest d’Iran. Le jet Falcon appartenant au CGR s’est écrasé à 13 kilomètres du lac d’Oroumieh, tuant tous les passagers à bord y compris le Général Ahmad Kazemi, commandant des forces terrestres du CGR et figure montante de l’armée radicale iranienne.
Les gardiens de la révolution ont été fondés aux premiers jours de la révolution en 1979 comme une force armée loyale au clergé au pouvoir. Ses commandants soutiennent directement le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei et leur mission est de « protéger et propager la révolution islamique. »
Les hauts commandants du CGR étaient en mission pour visiter leurs troupes dans le nord-ouest de l’Iran près de la frontière turque et irakienne.
Ce coup au CGR est survenu à un moment critique quand cette force a reçu de grands pouvoirs du guide suprême, à la suite de la consolidation du pouvoir par la fraction ultra conservatrice après l’élection du président extrémiste Mahmoud Ahmadinejad, lui-même ancien commandant du CGR. Des centaines de commandants des gardiens de la révolution ont été nommés à de hauts postes du pouvoir. Au moins 13 ministres du gouvernement d’Ahmadinejad sont issus des gardiens de la révolution.
Le 6 décembre, un autre appareil cargo militaire, un C – 130, s’est écrasé au sud de Téhéran tuant plus de 100 personnes à bord.




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