(IRIB Commentaires, 26 fév 06) - Les allégations répétitives et non moins infondées du Président américain, George W. Bush, contre l’Iran, confirment les points de vue du célèbre écrivain américain James Bill selon lequel la politique de Washington à l’égard de l’Iran est basée sur une série d’analyses erronées des réalités.
Devant une assemblée de militaires, George W. Bush a accusé le gouvernement iranien de violations des droits de son peuple et de soutien au terrorisme. Il a également déclaré que la Maison Blanche avait l’intention de mobiliser la Communauté internationale contre l’Iran en vue d’isoler ce pays. Ce, alors que la position des Etats-Unis est, plus que jamais, affaiblie voire fragilisée dans la région à cause du soutien au régime sioniste, de l’invasion de l’Irak et de leur politique interventionniste dans ce coin de la planète. C’est la raison pour laquelle on constate que la tournée de la Secrétaire d’Etat américaine au Moyen-Orient, dans le but de monter les Etats de cette région contre l’Iran, n’a rien apporté.
A ce propos, le célèbre penseur américain, Michael Einsenstat, estime que les sentiments anti-américains, dans le golfe Persique, s’intensifient et que les pays de la région souhaitent développer leurs relations avec Téhéran. En réalité, la liberté et la “Démocratie” que prône l’administration américaine sont en contradiction avec la notion de liberté, chez les peuples de la région, en particulier en Iran, pionnier de la liberté et de la démocratie au travers de sa Révolution islamique. La “Démocratie” à l’américaine a pour objectif de prendre en otages les peuples de la région qui, à chaque occasion qui leur est offerte, s’expriment contre la présence des Etats-Unis et pour les valeurs religieuses et nationales de leurs pays respectifs. L’exemple flagrant de cette affirmation se trouve dans les élections qui se sont récemment déroulées en Irak occupé. On peut également citer en exemple les législatives palestiniennes et la victoire du Hamas qui reflètent clairement l’échec de la politique mensongère et hypocrite de Washington à l’égard de la Résistance islamique de la Palestine.
Les déclarations de George W. Bush, au sujet de ce qu’il a appelé le soutien aux aspirations du peuple iranien, montrent que les responsables américains ne saisissent pas du tout les réalités de l’Iran et de la région. Visiblement, le Président américain n’a pas non plus compris la marche de plusieurs millions d’Iraniens, à travers tout le pays, le 11 février dernier, jour anniversaire de la victoire de la Révolution islamique et leurs slogans anti-américains. C’est ainsi que James Bill accuse les dirigeants américains d’adopter une politique aveugle et illogique vis-à-vis de l’Iran.
Graham Fowler, un autre penseur américain, estime (…) qu’une grande partie des problèmes auxquels sont confrontés les Etats-Unis sont issus de l’incapacité de Washington à comprendre la culture et la manière d’agir du peuple iranien. De son côté, Gary Sik pense que les responsables américains appliquent un scénario semblable à celui de la guerre froide à l’égard de l’Iran. Les trois principes fondamentaux de la Révolution islamique, basée sur l’indépendance, la religion et le peuple, ont toujours fait l’objet des attaques politico-médiatiques les plus virulentes des Etats-Unis. L’aspiration du peuple iranien à l’application des principes islamiques et des idéaux de la Révolution islamique poussent les dirigeants de la Maison Blanche à l’extrémisme. Les prises de position mensongères et hostiles de Washington, face au droit du peuple iranien à bénéficier du nucléaire civil, en sont un exemple flagrant qui rappelle d’ailleurs la politique hostile de Washington envers les Iraniens, lors du mouvement pour la nationalisation du pétrole au début des années 1950.
Aujourd’hui, aussi, les Etats-Unis tentent de priver l’Iran de son droit indiscutable d’utiliser l’énergie nucléaire à finalité pacifique. En outre, le budget anti-iranien que les Etats-Unis ont prévu pour encourager les affrontements ethniques et soutenir les groupes terroristes comme les “monafeghin” ou le groupe dissout du Parti démocrate du Kurdistan, ainsi que le groupuscule terroriste de Komoleh, confirme les dires de l’écrivain américain, Noam Chomsky, qui qualifie le gouvernement américain de plus grand terroriste du monde.




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