Révélations inquiétantes sur le nucléaire iranien (Titre Arouts7)
Selon des diplomates proches de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA), l’Iran dispose depuis la fin des années 80 du savoir-faire technologique pour concevoir des armes nucléaires. La république islamique aurait acquis cette maîtrise grâce à un réseau clandestin lié au Pakistan. Ces révélations interviennent deux jours avant le sommet des Nations unies ayant pour objectif de faire le point sur l’avancée du programme nucléaire iranien.
Ces deux dernières années, de nombreux éléments ont été apportés prouvant que l’Iran travaillait secrètement à l’acquisition de la bombe atomique, en fabriquant notamment de l’uranium enrichi nécessaire à une telle arme. Les révélations des ambassadeurs sont inquiétantes car la communauté internationale pensait que l’Iran avait acquis ce savoir bien plus tard.
Jusqu’à présent, l’Iran a toujours nié être engagée dans un programme nucléaire militaire et affirmé qu’elle ne développait ses connaissances qu’à des fins civiles. Mais de nombreux pays, parmi lesquels les Etats-Unis et Israël, tirent depuis de long mois la sonnette d’alarme, convaincus des intentions belliqueuses de l’Iran.
La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne tentent de convaincre l’Iran d’accepter un contrôle de ses activités nucléaires en échange d’une aide économique et technologique. Le Président Bush soutient les efforts européens et a accepté que ne soit pas publié cette année un rapport écrit sur les activités nucléaires de l’Iran.
Mais à deux jours de la conférence de l’AIEA, il apparaît évident que les Etats-Unis vont considérablement accroître la pression sur Téhéran. Un document confidentiel émanant de la diplomatie américaine stipule qu’il faudra prendre les «mesures nécessaires» contre l’Iran afin de l’empêcher d’acquérir l’arme nucléaire. Les responsables de la sécurité israélienne n’ont pas exclu pour leur part une opération militaire contre l’Iran pour mettre fin à ses ambitions guerrières.
(HB - Arouts7, 27 Février 2005)
Et ce, au moment où…
L’Iran et la Russie ont signé dimanche un accord capital devant permettre la mise en service de la première centrale iranienne, construite par les Russes à Bouchehr (sud) malgré la suspicion pesant sur les activités nucléaires de la République islamique.
Les chefs des organisations iranienne et russe de l’énergie atomique Gholamreza Aghazadeh et Alexandre Roumiantsev ont paraphé à Bouchehr les documents relatifs à la livraison par les Russes du combustible de la centrale, et notamment au rapatriement en Russie de l’uranium usagé, a rapporté la télévision d’Etat iranienne.
Cette dernière clause est censée garantir que le combustible ne soit pas réutilisé pour fabriquer la bombe atomique par la République islamique, que les Etats-Unis accusent ouvertement de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous le couvert d’activités civiles.
Lire l’article “L’Iran et la Russie ouvrent la voie…” de l’AFP du 27 février 2005.



