Dans sa déclaration de mardi, le Président Slobodan Milosevitch a comparé les événements en Croatie, au début du conflit des Balkans en 1991, au génocide des Serbes par les fascistes croates en 1941. Il a affirmé que des dizaines de milliers de Serbes ont été tués ou chassés de chez eux en Croatie avant que l’armée yougoslave ne réagisse.
Il s’agit là d’un exemple classique d’une rébellion armée contre un Etat. Un Etat a le droit d’user de tous les moyens nécessaires pour mater la rébellion. Un peu plus tard, a poursuivi Milosevic, des combattants musulmans sont venus d’Iran, d’Arabie saoudite, d’Afghanistan, du Liban et du Maroc pour se battre en Bosnie, à majorité musulmane, et pour soutenir le premier Etat islamique d’Europe.
Les Afghans sont venus avec des armes fournies par la CIA, la centrale américaine de renseignements, a souligné l’ancien dirigeant yougoslave qualifiant son accusation de mensonge sans scrupule et de distorsion traîtresse de l’Histoire.
[Slobodan Milosevitch a bien compris que le "système" ne trouve plus sa justification que dans la "mémoire".]
L’article “Milosevic à la barre” de Le Soir du 31 août 2004.



