(IRIB Commentaire, 27 avr 07) Enjeu de taille, l’Irak continue de diviser le Congrès et la Maison Blanche. En état de siège face au Congrès, l’équipe Bush s’apprête à mettre le veto présidentiel à un calendrier de retrait d’Irak tandis que les enquêtes se multiplient au Capitole. Les démocrates n’ont pas flanché.
Soumis à d’énormes pressions de la Maison Blanche, montée au créneau presque quotidiennement contre leur « manque de patriotisme », les nouveaux maîtres du Congrès ont envoyé à George W. Bush une loi à laquelle il a promis d’opposer son veto : une loi qui lie la poursuite du financement de la guerre en Irak au retrait des troupes à compter du 1er octobre, avec pour objectif d’un départ complet d’ici à mars 2008.
Ce texte, débattu depuis des semaines par les deux assemblées, qui a été adopté mercredi soir par la Chambre des représentants à une courte majorité, devait être également entériné par le Sénat, préalable à son transfert au président en début de semaine prochaine. La date correspondra au quatrième anniversaire de la proclamation par Bush de « la fin des opérations majeures de combat » en Irak. Quatre ans après l’intervention américaine, le chaos règne toujours dans ce pays tandis qu’aux Etats-Unis, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer le départ des forces américaines. Les Américains estiment, dans leur majorité, qu’une victoire en Irak n’est plus possible et expriment leur accord avec les démocrates pour fixer un calendrier de retrait des troupes.
Un retrait qui s’impose déjà depuis longtemps, selon la très démocrate Nancy Pelosi. Pour elle, « cette guerre demande des efforts inacceptables à notre armée, qui risque ne plus pouvoir protéger le peuple américain. Au lieu de rendre plus sûr, la guerre en Irak a affaibli notre capacité. » En écho à la présidente de la Chambre des représentants, le député démocrate de Pennsylvanie John Murtha a déclaré : « Cette guerre a été si mal gérée qeu nous avons la responsabilité de forcer la Maison Blanche à rendre des comptes. La politique irakienne n’est pas déterminée par l’armée, mais par la Maison Blanche et nous devons mettre le gouvernement face à ses responsabilités pour les erreurs qu’il a commises. » Les va-t-en guerre de la Maison Blanche se sentent désormais de plus en plus isolés !




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