Avant d’admettre l’Ukraine et la Géorgie en son sein, l’OTAN devrait demander l’avis des populations concernées, a estimé samedi le président sortant russe Vladimir Poutine.
“Nous accepterons n’importe quel choix des peuples ukrainien et géorgien. Mais je parle des peuples, et non des élites politiques“, a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse qu’il a donnée dans sa résidence de campagne de Novo-Ogarevo, au nord-ouest de Moscou, à l’issue d’un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel.
M. Poutine a critiqué la “démocratie” prônée par les pays membres de l’OTAN en comparant cette notion à une femme enceinte qui l’est ou ne l’est pas. “La démocratie, soit elle existe, soit elle n’existe pas, comme une femme qui ne peut pas être un peu enceinte“, a-t-il plaisanté.
“Quand la plupart des Ukrainiens s’opposent à l’adhésion à l’OTAN, et que nous voyons l’Ukraine prise au collet et entraînée dans cette organisation, nous ne pouvons pas y parler de démocratie“, a-t-il estimé.
M. Poutine a jugé “inutile” et “nuisible” l’élargissement de l’OTAN “dans le contexte contemporain caractérisé par l’absence de la confrontation“, avant de mettre en garde contre de nouveaux conflits.
“J’ai l’impression qu’on cherche à créer une organisation capable de supplanter l’ONU. Je ne pense pas que toute l’humanité puisse accepter un tel ordre mondial“, a-t-il souligné.





4 responses so far ↓
1 Dirk // Mar 10, 2008 at 8:43
Entre Busch et Poutine, y a pas à hésiter : Poutine Président ! Il est peut-être l’ultime espoir des peuples européens de rester dans l’Histoire !
2 pierrelermite // Mar 10, 2008 at 10:52
Ca c’est bien vrai! Comme je l’ai déjà dit, si ce gars pouvait y consentir, je prendrais volontiers la peine de le ramener sur mon dos pour qu’il vienne remettre de l’ordre dans ce pays. Et puis dans le reste de l’Europe.
3 perceval // Mar 11, 2008 at 1:28
Au-delà de l’annexion par l’OTAN de nouveaux pays, une question se pose ; à quoi sert encore l’OTAN ? Créée en 1949, cette organisation avait pour but essentiel de garantir la paix et, par la suite, d’éviter un envahissement de l’Europe par les troupes du Pacte de Varsovie . Or, depuis la création de l’espace Schengen tel qu’il est aujourd’hui, on ne peut plus dire que le danger vienne de l’est (proche ou lointain) pour la Belgique . Que du contraire,ne parlons plus de l’Allemagne, depuis la fin du communisme, nous avons pu tresser des relations d’amitié avec ces peuples qui, hier encore, semblaient être nos ennemis . Il suffit de consulter les brochures des agences de voyages pour s’en assurer . En outre, des partenariats économiques ont vu le jour . Ces échanges hautement profitables pour nos économies contrairement à ceux avec les éternels quémandeurs d’Afrique ou de je ne sais où .
Un tel constat devrait nous inciter à remettre en cause l’utilité de ce “machin” comme l’appelait le général De Gaulle qui n’a pas hésité à les mettre dehors de la France et de s’en dégager aussi sec . Pourquoi notre pays devrait-il continuer à cracher au bassinet de cette institution placée sous le contrôle exclusif des Américains ? Après tout, ces fauteurs de guerre ne sont-ils pas assez grands que pour se passer de ces armées microbiennes que sont celles d’Europe ? Pourquoi, en voulant suivre une logique militaire ne redonne-t-on pas à l’Allemagne la possibilité de se réarmer ?
Pourquoi, voilà la question que nos larves de politiciens ne veulent pas se poser . On nous parle d’Europe mais qui dirige réellement cette Europe dont on nous rabâche les oreilles sans cesse ? Une chose est certaine, nous devons mobiliser les énergies afin de mettre un terme à cette gabegie politico-militaire obsolète et sans raison d’être .
4 pierrelermite // Mar 11, 2008 at 10:34
Mais pourquoi aussi, dans certains pays, en est-on arrivé à la suppression du service militaire?
Chez nous, on peut peut-être établir un parallèle avec le lent détricotage de tous les services publics qui coûtaient trop cher au gré d’un Etat qui ne parvenait plus à boucler correctement ses budgets (et pourtant, on ne peut s’empêcher de penser qu’il aurait plus que jamais son utilité quand on voit agir toutes ces petites frappes que les parents ne peuvent ou ne veulent plus maîtriser).
Mais qu’à défaut de contingents réguliers, les armées européennes - enfin, ce qu’il en reste - se dotent au moins d’outils performants et “pros”, de façon à peser tout de même d’un certain poids “hors OTAN”.
Je me souviens que dans les années ‘80, une bonne intiative avait vu le jour avec l’AMF (Allied Mobile Force), qui visait à pouvoir rassembler et déplacer très rapidement un “bloc” entièrement opérationnel (me rappelle plus les chiffres de ces effectifs), constitué d’unités complémentaires de différents pays, dont la Belgique avec ses Codos.
Je ne suis plus “au parfum”, mais je doute que cette organisation existe encore…
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