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AMIBe: « C’est le malheur du temps que les fous guident les aveugles » (Shakespeare, Le Roi Lear)
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Cela ne s’arrange pas…

July 30th, 2005 · Commenter (1 Commentaire)

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Selon IRIB Infos du 29 jul 05, “les G.I en mission en Irak multiplient les signes de troubles neuro-psychologiques. Un soldat sur trois présente, dès son retour de l’Irak, des syndromes des maladies psychiques, a reconnu le médecin-général Kevin Kelly qui mène une enquête à ce sujet. Selon ce rapport, l’armée américaine vient d’envoyer au chevet de ses combattants malades en Irak, une équipe de 200 experts des questions liées à la santé mentale.”

200 experts ! Il doit y avoir un fameux paquet de perturbés chez les conquérants de la mésopotamie d’autant qu’en novembre 2003 déjà, Steve Robinson, directeur de l’exécutif du “National Gulf War Resource Center”, se déclarait “choqué de l’augmentation dramatique des pertes sans relation avec le combat” et plus particulièrement dues aux problèmes psychologiques et neurologiques. (Relire “La victoire en chantant” du 15 nov 03)

Mais, bonne nouvelle - à considérer avec méfiance - pour les GI’s, la télévision irakienne a répercuté une déclaration du général Georges Casey, commandant de l’armée américaine en Irak, selon qui l’armée US débuteraient son retrait dès le mois de mars 2006, après les deuxièmes élections générales de l’Irak.

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Tags: Conflits

1 response so far ↓

  • 1 Sixte // Jul 30, 2005 at 1:51

    La bonne nouvelle est effectivement à considérer avec méfiance si l’on en croit l’article de William Norman Grigg, publié le 10 juin 05, dans “thenewamerican.com“. (Traduit par Xavière Jardez pour AFI Actualité n° 46 du 16 juin 05)

    LES AMERICAINS A DEMEURE AU MOYEN ORIENT

    Selon l’ancien chef des services de renseignements du Mossad, Ephraim Halevy, actuellement conseiller à la sécurité nationale d’Ariel Sharon, des plans existent pour qu’une présence militaire américaine substantielle se poursuive au Moyen Orient pour des décennies. « La campagne US en Irak est considérée (à Washington et au Moyen Orient) comme le signe d’un engagement américain à long terme pour agir en conséquence et « rester dans les parages aussi longtemps qu’il le faudra » a précisé Halevy dans un long article paru dans le Ha’aretz du 24 avril. Certains politiciens de haut rang à Washington, « ont lancé l’idée de placer l’Autorité Palestinienne sous un régime de tutelle américain au cas où il s’avérerait que les Palestiniens n’étaient pas mûrs pour l’autodétermination. Cela nécessiterait une présence militaire américaine active le long de la frontière entre Israël et les territoires palestiniens ».

    « Prenant la parole au cours d’un forum privé lors d’une visite en Israël, il y a quelques mois, Bill Kristol, l’un des néo-conservateurs les plus influents aux Etats-Unis, a fait remarquer que la présence américaine en Europe, après la deuxième guerre mondiale, a duré presque 60 ans [1]. Les Israéliens qui essaient de donner à l’OTAN un rôle dans la région, sous une forme ou sous une autre, travaillent en réalité à y concrétiser la présence américaine pour une génération ».

    L’implication des Etats-Unis au Moyen Orient au nom de la « démocratie » a aggravé la déstabilisation de la région et rendu plus probable une révolution islamique violente, y compris en Arabie Saoudite. « Début avril, en visite aux Etats-Unis, souligne Halévy, des observateurs bien informés m’ont assuré que si l’un des pires scénarios venait à se dérouler, les Etats-Unis n’auraient d’autre choix que de renforcer leur présence aux Moyen Orient. A cette fin, ils devront réintroduire la conscription pour disposer des forces nécessaires pour faire face aux situations en germe notamment en Arabie Saoudite ».

    [1] (Sixte) : Cette présence en Europe est réduite mais non terminée. De plus, de par l’éloignement du théâtre des opérations de l’armée US, aussi bien lors de la seconde guerre mondiale que plus récemment avec l’invasion de l’Iraq, Bill Kristol, comme nombre d’Américains, est incapable de discerner une victoire d’une défaite.

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